La Banque du Portugal prévoit une baisse du PIB dans 2012


LISBONNE - L'économie portugaise est confrontée à une "stagnation virtuelle" de 2013 après une forte contraction de 3.1% cette année, a annoncé mardi la banque centrale du pays, après l'austérité imposée par un renflouement de l'UE et du FMI.

Dans son bulletin économique trimestriel, la banque n'a pas non plus exclu que le pays lourdement endetté doive prendre des mesures supplémentaires pour atteindre son objectif de sauvetage d'un déficit budgétaire de 4.5% du PIB cette année.

Il a révisé les prévisions du produit intérieur brut de cette année à partir d'une légère baisse de 2.2% prévue en octobre. Il a également révisé son estimation de la baisse du PIB de l'année dernière à un 1.6% légèrement moins douloureux par rapport à son estimation précédente de 1.9%, sur des exportations plus fortes que prévu.

Les nouvelles estimations 2011 et 2012 sont en ligne avec les prévisions récentes du gouvernement, ce qui implique la plus profonde récession au Portugal depuis le retour chaotique de la démocratie dans 1974. La faiblesse de l'économie portugaise et le fardeau relativement lourd de la dette l'ont contraint à demander un renflouement de l'Union européenne et du Fonds monétaire international dans 2011.

L'année prochaine, la Banque du Portugal s'attend à ce que l'économie ne croisse que de 0.3%. Le gouvernement a déjà déclaré qu'il s'attendait à un début de reprise vers la fin de 2012, s'attendant à une croissance modeste, encore indéterminée, de 2013.

"Les risques entourant cette projection pour l'économie sont clairement à la baisse car une croissance économique mondiale moins dynamique aurait un impact sur les exportations, et d'éventuelles mesures d'assainissement budgétaire supplémentaires affecteraient la demande interne via un impact direct sur les revenus des ménages".

Il a ajouté que le transfert exceptionnel de près de 6 milliards d'euros des caisses de retraite des banques vers les caisses de l'Etat, permettant au pays d'atteindre son objectif de déficit 7.6, aurait un effet inverse dans le futur, impliquant des dépenses sociales.

La banque a indiqué qu'elle s'attendait à ce que la croissance des exportations ralentisse à 4.1% cette année par rapport au 7.3% estimé l'année dernière, puis reprenne ensuite de la vigueur dans 2013 pour augmenter la croissance de 5.8%.

Mais la demande interne devrait se contracter de 6.5% cette année, soit plus que la précédente prévision de 4.8% de la banque, après la baisse de 5.2% de l'année dernière. L'année prochaine, la demande interne est encore en train de contracter 1.5%.

© Thomson Reuters 2012

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