Le taux d'inflation au Canada a bondi de 1.2% en juin sur le rebond des prix du gaz et de l'automobile


OTTAWA - L'économie canadienne est peut-être sous-performante, mais au moins, elle maintient les prix à la consommation et les coûts d'emprunt en échec.

[np_storybar title = "Les banquiers centraux font une pause avant de passer à la prochaine politique monétaire" link = "http://business.financialpost.com/2013/07/17/central-bankers-pause-before-making-next-monetary-policy-moves/”%5DWith L'économie mondiale peine encore à trouver une traction durable, il n'est donc pas surprenant que les banquiers centraux du Canada et d'ailleurs prennent une pause pour réfléchir et réfléchir à leurs prochaines mesures de politique monétaire. Continue de lire.
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Bien que l'inflation se soit accélérée le mois dernier - alimentée par le coût plus élevé de l'essence et des voitures - ce rythme ne devrait pas se poursuivre et ne poussera certainement pas les décideurs à se rapprocher de la hausse des taux d'intérêt.

Statistique Canada a déclaré vendredi que le taux d'inflation annuel était de 1.2% en juin, en hausse par rapport à 0.7% le mois précédent, mais en ligne avec les prévisions des économistes et correspondant au niveau observé pour la dernière fois en février. Parallèlement, le taux d'inflation sous-jacente - moins les éléments volatils tels que certains produits énergétiques et alimentaires - a progressé de 1.3% en glissement annuel en juin, également en ligne avec les attentes, après un gain de 1.1% en mai.

"L'inflation a peut-être accéléré un peu en juin, mais le résultat net de l'économie canadienne est que la croissance lente continue à faire pression sur les pressions inflationnistes", a déclaré l'économiste Emanuella Enenajor de CIBC World Markets.

Pour Stephen Poloz, le nouveau gouverneur de la Banque du Canada, c'est une position enviable, car il se réunit pour la première fois avec d'autres dirigeants financiers du Groupe 20 cette semaine à Moscou.

Les décideurs de la banque centrale ont prévu mercredi une croissance économique de 1.8% cette année, suivie de 2.7% dans 2014 et 2015. Pas génial, mais encore mieux que beaucoup d'autres pays développés autour de la table G20.

Cette croissance modérée et la faible inflation - ainsi que les inquiétudes persistantes sur les risques pour l'économie mondiale - devraient maintenir la banque centrale à l'écart au moins jusqu'à la dernière partie de 2014, selon les économistes.

Son taux directeur a atteint un niveau record de 1% depuis septembre 2010. M. Poloz, 57, a réitéré mercredi la position de la banque de maintenir les coûts d'emprunt à ce niveau.

Comment et quand les banquiers centraux devraient télégraphier des mouvements pour soulager la relance monétaire de longue date devait être parmi les questions soulevées à la réunion de G20.

Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine, a fait des commentaires sur le moment du retrait des achats d'actifs - ou l'assouplissement quantitatif - de la plus grande économie du monde.

M. Poloz a abordé les problèmes de transparence après la décision sur les taux de mercredi et a tenté de clarifier le moment d'une éventuelle hausse des coûts d'emprunt.

"Tant qu'il y aura un ralentissement significatif de l'économie canadienne, que les perspectives d'inflation demeurent faibles et que les déséquilibres dans le secteur des ménages continuent d'évoluer de façon constructive, les mesures de relance monétaire actuellement en place resteront appropriées", at-il déclaré.

"Au fil du temps, au fur et à mesure que la normalisation de ces conditions se produira, une normalisation graduelle des taux d'intérêt directeurs peut également être attendue, compatible avec l'atteinte de la cible d'inflation 2%."

Mais la Banque du Canada a indiqué qu'elle s'attendait à ce que les prix à la consommation demeurent modérés pour le moment, l'inflation devant rester inférieure à son objectif - le point médian de sa zone de confort 1% à 3% - jusqu'au 2015 du second semestre.

Douglas Porter, économiste en chef chez BMO Marchés des capitaux à Toronto, a déclaré que les décideurs croient probablement que l'inflation a été «trop faible pour le confort».

"Ils ne vont pas se contorsionner de cette modeste hausse de l'inflation globale et de l'inflation sous-jacente", a-t-il déclaré. "C'est pourquoi la Banque du Canada peut se montrer très tranquille dans son plan de« renormalisation »des taux d'intérêt.

 

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