Frais de remorquage: les clients doivent connaître l'étiquette de prix


Dernièrement, le buzz dans le monde de l'investissement a tourné autour des commissions de suivi versées aux conseillers. Cela fait suite à une récente table ronde tenue par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario et à la publication d'un rapport à la fin de l'année dernière par les Autorités canadiennes en valeurs mobilières qui ont délibéré sur la question.

À l'heure actuelle, certains conseillers sont rémunérés par des sociétés de fonds communs de placement au moyen de commissions de suivi intégrées aux ratios des frais de gestion. Ceci est généralement fait au lieu de facturer aux clients des frais distincts pour les services d'investissement et les conseils professionnels. Pour la plupart, ces conseillers ne gagnent pas de salaire mais s'appuient plutôt sur cette structure de rémunération.

Les défenseurs des investisseurs affirment que cette pratique manque de la transparence dont les investisseurs ont besoin pour prendre des décisions éclairées sur leurs portefeuilles. Je crois que l'argument est valable, même si je pense que l'accent est quelque peu mal orienté et que la discussion devrait être plus large que les commissions de suivi.


La question clé n'est pas de savoir si les conseillers devraient ou non être payés. Les conseillers fournissent un service professionnel et devraient être rémunérés en fonction de la qualité de leurs conseils. En termes simples, les frais sont payés dans n'importe quelle industrie, métier ou profession pour les services rendus. Personne ne travaille gratuitement.

L'objectif du débat devrait plutôt être orienté vers l'éducation des investisseurs et la création d'un environnement où les frais sont discutés ouvertement et complètement divulgués. Les investisseurs devraient être pleinement informés du coût de faire des affaires et ils devraient comprendre ce qu'ils obtiennent en échange des frais. Ce sont des questions importantes, qui doivent être traitées en conséquence.

Des sondages ont montré que de nombreux investisseurs ignorent les frais qu'ils paient. Le nombre de produits d'investissement a augmenté, se traduisant par une variété de frais dont certains sont intégrés dans le coût du produit et d'autres facturés séparément. Il n'est pas étonnant que les investisseurs soient confus.

Pour remédier à cela, les investisseurs devraient avoir la structure complète des frais clarifiés en détail et fournis par écrit. Lors de la passation de contrat pour tout type de service, un client obtient un prix, et l'investissement ne devrait pas être différent. Les conseillers ne devraient pas non plus attendre que les investisseurs demandent avant de divulguer les frais. Les coûts devraient faire partie de la discussion avant que l'investisseur signe en tant que client.

Les conseillers devraient expliquer en détail ce que les frais payent. Quels services les investisseurs peuvent-ils attendre en retour? Les frais sont-ils uniquement associés au coût de la transaction d'investissement ou d'autres services seront-ils inclus, tels que la planification financière? Trop souvent, les frais sont une réflexion après coup qui n'est discutée que lorsqu'un problème survient. Cela doit changer. Les conseillers doivent jouer un rôle plus actif dans le processus de formation des frais.

Peu importe ce que l'industrie, il y a toujours un coût à faire des affaires. Cependant, dans le monde de l'investissement, un changement est nécessaire et ce changement est la transparence. Les investisseurs doivent bien comprendre leurs coûts afin de pouvoir faire confiance à leurs investissements et prendre des décisions éclairées. Sans cette ouverture, l'industrie restera dans la méfiance et il y aura toujours une déconnexion entre le conseiller et le client.

Kim Inglis est un conseiller en placement et gestionnaire de portefeuille chez Canaccord Genuity Wealth Management, une division de Canaccord Genuity Corp. www.reynoldsinglis.ca.

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